
De temps à autre, je rentrais chez moi…j’allais retrouver la radasse et son gosse…oui c’était aussi le mien mais mon poing américain ne faisait guère la différence…et puis à cette époque c’était comment qui disent les jeunes : « Suze, sexe et baramine » ou ché plus trop quoi…De temps en temps je voyais, la dame s’adresser à moi, je veux dire de façon frontale, généralement le lundi, elle avait 5 centimètres de ruban adhésif sur la gueule et le nez comme un fraisier et sa mère débarquait , une sorte de pied noire avec plein de bagouses sur les pognes…alors du coup je me barrais…un jour on m’a demandé si j’aimais ma femme, le psy de l’hôpital m’avait demandé ça ! J’ai dit : « Plus je connais ma femme et plus j’aime les armes »…il a pris ses grands airs de médecin effarouché, le soir même je dégustais ses tripes en cellules…moi quand je cause faut pas me soutenir le regard, ça me rend taquin…quant au gosse, lui honnêtement, si je l’avais croisé dans la rue, je ne l’aurais pas reconnu…heureusement qu’ils ont pu l’identifier grâce aux dents parce que moi, le soir où je me suis agacé (le fameux soir), j’aurais été incapable de le différencier d’un autre…il est sorti du « trou de balle » comme je le dis souvent et ensuite, notre interlocuteur c’était la baramine et mon clébard…à cette époque ça existait pas les émissions « Les maternelles », on était pas trop au courant du mal qu’on faisait voyez…on bossait à l’instinct…

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